Qui n’a jamais rêvé de …
… jouer du binioù à Katmandou ?
… faire une fiesta au pieds des Anapurna ?
… boire du whisky à Abu Dhabi ?
… ou danser un pourlet à Surkhet ?
Visiblement, c’était l’envie des 40 danseurs et sonneurs de la Kerlenn Pondi, qui ont participé en mars 2011 à la 5ème édition de l’International Folk Festival de Katmandou.
Cet événement rassemblait 350 artistes issus d’une dizaine de pays. Nous avons eu la chance de présenter nos spectacles à tous les publics népalais, de la très officielle cérémonie d’ouverture à l’académie du Népal, en présence du président du pays, jusqu’aux scènes de grandes fêtes populaires rassemblant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs.
Ces 10 jours nous ont permis de multiplier les rencontres avec les népalais, qui nous ont systématiquement accueillis les bras ouverts, nous ont logés parfois, et ont su nous montrer les beautés de leur pays. Quelques grands moments restent dans toutes les têtes :
- la curiosité des habitants de Surkhet, petits et grands, qui venaient nous interroger sur nos « richesses » culturelles, dans un parfait anglais,
- le regard des écoliers de Palpa, qui bordaient le défilé le plus pentu de l’histoire de la Kerlenn,
- la répétition improvisée, animée par les enfants de Pokara,
- cette randonnée dans la nuit, pour aller assister au lever de soleil sur la chaîne des Anapurna,
- ou l’accueil du public dans le plus grand parc de Katmandou, lorsque le bagad et le cercle reprennent Resham Firiri, air connu de tous les népalais !
C’est aussi la découverte d’un pays d’une grande pauvreté, mais dont les habitants font preuve d’une générosité et d’un grand calme en toutes circonstances. De quoi nous apprendre à accepter avec philosophie les (très) longs trajets en car et les (rares) aléas organisationnels ou gastriques.
En marge du festival, nous avons pu faire d’autres rencontres. En effet, Ronan PELLEN, habitué du pays, nous a mis en contact avec des musiciens locaux, et nous a ainsi permis de découvrir la Mwali, instrument très proche de la bombarde. Cette rencontre musicale entre talabarder népalais et bretons s’est poursuivie lors de Bombardes et Cie, à Klegereg, en mai 2010. Nous avons également pu visiter une école de Katmandou, dans laquelle intervenait depuis quelque mois une étudiante pontivienne.
Pour finir, quelques chiffres :
- 25 : c’est la vitesse moyenne du bus lors de nos trajets entre les villes du Népal,
- 27 : c’est le nombre d’heures d’attente passées dans l’aéroport d’Abu Dhabi,
- 285 : c’est le nombre de minutes de décalage horaire entre Katmandou et Pontivy,
- 2 : c’est le nombre d’heure de trajet qu’il reste … enfin … je pense …
Bref, un voyage de tous les records pour l’équipe pontivienne … et attention, les organisateurs nous réinvitent en 2012 … à suivre !
Pour finir, un grand merci à tous ceux qui nous ont soutenu dans cette entreprise un peu folle, par leur temps, leur couverture médiatique ou les moyens qu’ils nous ont apportés.